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Amala Dianor : danser pour donner à voir

Partager, prendre plaisir, faire pour comprendre : telle est la manière d’Amala Dianor. Sa recherche de mouvements s’articule autour des genres chorégraphiques et donne naissance à une danse sans limite ni barrière. Il replace la danse dans ce qu’elle a d’essentiel en ce monde : un lien sensible et chaleureux entre les êtres humains, un trait d’union entre les différences. Il fait des valeurs hip hop d’ouverture et de défi son moteur pour dépasser les frontières qui lui paraissaient infranchissables.

DEVENIR

La danse fait déjà partie de son univers lorsque Amala Dianor entre au CNDC d’Angers en 2000, pour découvrir la danse contemporaine dans son haut niveau d’exigence et sa diversité. Il vient à la danse par le popping, avec le sabar en héritage – danse sénégalaise exprimant l’énergie vitale. 

En sortant de l’école, il continue de se former en tant que danseur dans différentes compagnies. Il souhaite « laisser la danse contemporaine émerger » dans son corps, c’est-à-dire s’ouvrir à l’esthétique d’autres artistes, tel que Abou Lagraa ou Dominique et Françoise Dupuy, avant de créer un vocabulaire qui lui soit propre.

Son premier duo, Tranche de vie, co-créé avec Orin Camus, fait dialoguer hip hop et danse contemporaine, créant un vocabulaire hybride.


De(s)génération, créé en 2016, est un sextet rassemblant des danseurs hip hop de différentes générations. C’est une mise en forme du dialogue, de la transmission. 

De(s)génération

Numeridanse.tv 2016 - Réalisateur-rice : Couty, Jean-Charles

Chorégraphe(s) : Dianor, Amala (France)

Amala Dianor poursuit sa recherche sur le mouvement dansé. « Dans un monde où il est parfois difficile d’accepter son prochain, en scène, on façonne un monde différent en présentant au public des propositions abstraites ». Il veut déplacer les lignes : son travail du mouvement est lié à une transgression dans l’esprit de défi hip hop. « La danse construit notre esprit critique », dit-il. « Elle n’exprime pas, elle donne à voir et à songer. »


     

The Falling Stardust (2019), est sa dernière pièce en tournée, créée pour quatre danseurs contemporains et cinq danseurs classiques.

The Falling Stardust

Maison de la Danse de Lyon 2019 - Réalisateur-rice : Habas, Nicolas

Chorégraphe(s) : Dianor, Amala (France)

ACCOMPAGNER

Amala Dianor cherche sans cesse à laisser une place à chacun dans l’espace scénique, en accordant les corps les uns aux autres. Accompagner, précéder, préparer, amorcer, suivre, déclencher… Chaque mouvement permet à chacun de s’exprimer dans un ensemble, sans se fondre dans un tout métisse : Amala Dianor entretient les différences. Son procédé chorégraphique vise à mettre l’autre en valeur, à le soutenir.



Une des premières pièces de sa compagnie créée en 2012, Crossroads est une rencontre fluide entre des interprètes remplis de bienveillance, où un corps sublime l’autre. 

Crossroads

Maison de la Danse de Lyon 2012 - Réalisateur-rice : Plasson, Fabien

Chorégraphe(s) : Dianor, Amala (France)

« Il ne s’agit jamais de gommer qui l‘on est, chaque danseur, danseuse est une personnalité et une valeur ajoutée à la danse. »

Extension

Numeridanse.tv 2014 - Réalisateur-rice : Fribault, Vincent

Chorégraphe(s) : Dianor, Amala (France) Bosila, Junior (France)

Extension (2014), nait du dialogue entre Amala Dianor et le danseur BBoy Junior, dans un jeu de mouvements où la danse contemporaine prolonge et amplifie ceux du BreakerBoy.

EXPLORER

Loin de procéder par simple collage ou juxtaposition, Amala Dianor utilise les différents langages chorégraphiques tour à tour, liés entre eux par une intention précise. « Être chorégraphe », précise-t-il, « c’est le travail de toute une vie, c’est placer de la valeur dans ce qu’on donne à voir. C’est faire en sorte que tout soit juste, que l’équilibre soit juste. Et souvent, il faut réajuster. »

Fénène

Numeridanse.tv 2014 - Réalisateur-rice : Couty, Jean-Charles

Chorégraphe(s) : Dianor, Amala (France)

Dans Fénène (2014), il compose un entremêlement de solos interprétés par un quatuor de danseurs, sur une musique électronique en live. Chaque danseur explore le plateau avec son propre langage : autant de postures venues du classique, de la danse contemporaine, que du break. 

Dans Man Rec (2014) - « seulement moi » en wolof - nous retrouvons cette exploration de soi et du langage chorégraphique développé par Amala Dianor. Ce solo, telle une pièce autobiographique, nous offre un panorama des différents langages explorés dans chacune des pièces présentées dans cette exposition.

« Pourquoi la danse ça compte ? ça permet aux spectateurs, aux jeunes spectateurs, de construire un esprit critique. On peut détester, ne pas aimer, prendre partie, donner un point de vue ; ça permet de s’affirmer en tant qu’individu et de poser son caractère. » 

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