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Barbe-Neige et les Sept Petits Cochons au bois dormant

Maison de la Danse de Lyon 2014

Chorégraphe(s) : Scozzi, Laura (Italy)

Producteur vidéo : Maison de la Danse

Integral video available at Maison de la danse de Lyon

Barbe-Neige et les Sept Petits Cochons au bois dormant

Maison de la Danse de Lyon 2014

Chorégraphe(s) : Scozzi, Laura (Italy)

Producteur vidéo : Maison de la Danse

Integral video available at Maison de la danse de Lyon

Barbe-Neige et les sept petits cochons au bois dormant

Les êtres humains, maîtres du monde ? Laura Scozzi a comme un doute : et si les animaux avaient leur mot à dire ? Alors, elle refait l’histoire. Elle se pose aussi des questions : que se passerait-il si la Belle au bois dormant ne se réveillait pas, si Cendrillon ne retrouvait pas sa pantoufle, si Blanche-neige était noire ? Alors, elle imagine… Et puis, elle met les pieds dans un plat qui nuit gravement à la santé des filles : l’amour toujours, les princesses blondes aux yeux bleus dont la vie se résume à attendre le prince charmant ? Bobards et compagnie ! Alors, elle invente un plan B et c’est un autre monde… On y croise une abeille qui tue un ours, une fée handicapée de la baguette ou un nain harcelé par sept Blanche-Neige nymphomanes… Coachés par la chorégraphe italienne, aiguillonnés par les trilles du grand Paganini, nos gentils petits héros se livrent à un jeu de massacre dont les contes de notre enfance sortent groggys. Une fable subversive et jubilatoire, à la croisée de la danse, du mime et du théâtre, servie par huit danseurs hip hop.

Note d’intention

"J'ai voulu assassiner le modèle « imposé » de rencontre amoureuse, le culte de la beauté, le bien moralisateur qui propose des exemples de vertus catholiques désuètes et, surtout, le mythe du prince charmant souverain des contes de fées occidentaux destinés aux petites filles. J'ai voulu poser un regard critique sur les rêves enfantins influencés par des histoires d'amour qui finissent bien, des chevaux blancs, de beaux princes forts et musclés et de sublimes princesses minces, fragiles et de préférence blondes aux yeux bleus. Tant d'influences qui ont conduit, à mon sens, des générations de femmes, tout d'abord à l'identification, ensuite à l'inexorable et interminable attente d'un jour qui ne viendra pas, puis à la confrontation de l'irréalisabilité du rêve et enfin, à la difficulté d'acceptation du compromis face au quotidien de la vie. Difficulté qui, depuis des décennies, nourrit psychanalystes et fabricants d'anxiolytiques et/ ou de neuroleptiques. J'ai voulu prendre le contre-pied de l'histoire d'amour parfaite et raconter des princes et des princesses inaptes au bonheur, emportés par les facteurs extérieurs imprévisibles et incontrôlables de la vie. Ce qui en fait forcément des victimes de contretemps, de sauts d'humeur, d'envies d'actes malveillants, de pensées paillardes, d'impatiences et d'impuissances. J'ai voulu subvertir les mythes. Disséquer les personnages. Déformer les actions clé. Massacrer l'imagerie de la culture de masse waltdisneyenne. Chaperon Rouge, Cendrillon, Fée Clochette, Blanche Neige... tous ces V.I.P. du conte populaire ont été un jour engloutis par le monde médiatique qui les a transformés en objets mercantiles. Icônes de la société de consommation, otages de leur propre effigie, comment pouvaient-ils s'émanciper des représentations qui leur ont été affectées ? Comment exister autrement, affublés d'un costume si identifiable ? J'ai voulu titiller d'autres possibles. D'autres routes navigables. Il fallait manipuler les codes, subvertir les références, malaxer les clichés. Il fallait entreprendre, à la manière des ethnologues, une observation minutieuse des stéréotypes de représentation, pour mener ensuite une entreprise de déconstruction. À force d'accumulations, de répétitions, ou d'inversions, les personnages allaient perdre la maîtrise de leurs destinées et leurs actions échapper à l'imagerie de masse. Ainsi libérés du joug des clichés qu'ils incarnaient couramment, les personnages de conte populaire pouvaient maintenant virevolter librement en d'autres lieux et s'emparer du plateau pour nous inviter à consommer l'histoire « consommée » de notre culture « fabuleuse »…"

Laura Scozzi

Générique

Conception et mise en scène : Laura Scozzi
Chorégraphie : Laura Scozzi - avec la participation des danseurs
Avec : Dorel Brouzeng Lacoustille, John Degois, François Lamargot, Céline Lefèvre, Sandrine Monar, Karla Pollux, Mélanie Sulmona, Jean-Charles Zambo
Collaboration artistique : Olivier Sferlazza
Musique : Niccolò Paganini
Lumières : Ludovic Bouaud
Costumes : Olivier Bériot
Assisté de : Jérémie Hasael Massieux, Gwenaëlle Le Dantec, Sonia de Sousa, Louise Wats
Scénographie : Natacha Le Guen de Kerneizon
Régie lumières : Jean-Raphaël Schmitt
Régie plateau : Sonia Virly
Répétitrice : Corinne Barbara
Tour manager : Mathieu Morelle
Commande et production : Théâtre de Suresnes Jean Vilar
Coproduction : Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Theater im Pfalzbau - Ludwigshafen

Réalisation vidéo : Fabien Plasson
Production : Maison de la Danse - 2014

Scozzi, Laura

Né à Milan en 1964, Laura Scozzi a trouvé sa voie dans le mariage de l'hétéroclite. En fondant sa propre compagnie Opinioni in Movimento en 1994, elle choisit de mêler danse, chant et théâtre. Elle entreprend ensuite un travail de recherche sur les émotions, intitulée F.E.I.R. Facteur Extérieur cherche Individu en vue de Résultat, la série commence en 1995 avec L'Amour. Elle se poursuit avec La Peur (1998), puis La Colère (2002) et Le Désir, Le Dégoût (2004). 


Parallèlement à sa compagnie, elle mène une carrière de chorégraphe indépendante, en concevant plusieurs pièces avec des danseurs hip-hop dans le cadre de Suresnes Cités Danse. Elle revisite La Dolce Vita (2001), et règle le ballet opéra de Brecht/Weill Les Sept Péchés capitaux (2001). Laura Scozzi collabore également avec d'autres créateurs, en créant des chorégraphies pour le lyrique, le théâtre et le cinéma : Coline Serreau, Laurent Pelly, Jean-Louis Grinda, Emmanuelle Bastet, Mathieu Poirot-Delpech, Sébastien Lifschitz. En 2008, elle signe sa première mise en scène d'opéra avec Benvenuto Cellini d'Hector Berlioz. Suivra Die Zauberflöte de Wolfgang Amadeus Mozart (2009-2010). En 2014 elle crée Barbe-Neige et les sept petits cochons au Bois dormant avec huit danseurs hip-hop.


Source : Théâtre du Rond Point

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