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Une Dernière chanson

Pour témoigner d'une décennie de partenariat avec l'Opéra de Reims, et remercie la fidélité du public rémois, Thierry Malandain, avec sa compagnie, a créé en avril 2012 un nouveau ballet intitulé "Une Dernière chanson".

En 2001 paraissait le disque "Aux marches du Palais", un florilège de "romances et complaintes de la France d'autrefois", ciselé par Vincent Dumestre et Le Poème Harmonique. A l'époque, Thierry Malandain aurait aimé s'emparer de cet album de chansons traditionnelles, mais s'étant déjà appuyé sur d'autres créations sur les Folksongs de Benjamin Britten, sur ceux de Luciano Berio, sans parler d'un "Tristan et Yseut" portés par des musiques médiévales, ou encore des aires traditionnels bretons utilisés pour "Blé Noir", il estima qu'il fallait attendre le moment propice.
Là, pour cet anniversaire, libre d'offrir ce que bon lui semble, hésitant entre l'une des dernières sonates de Beethoven et "Aux marches du Palais" de Vincent Dumestre, il a choisi cet album de chansons ouvrant sur la rêverie.

Selon ses mots, "il s'agit d'un ballet à la mousse légère voulu comme un moment d'humanité afin d'oublier l'espace d'un instant l'existence, dure, inquiète et attristée par tout ce qui navre le coeur et la raison. Un ballet disposant aux émotions les plus tendres. Et même s'il peut céder à la mélancolie, que les frissons avant-coureurs de la mort le parcoure, riche de poésie, il aura le charme de tout ce qui finit bien. Comme on savoure une dernier verre, un dernier rayon de soleil, une dernière chanson".

Thierry Malandain

Malandain, Thierry

Thierry Malandain né le 13 avril 1959 à Petit-Quevilly, a suivi le parcours naturel du danseur classique, mais avec un goût marqué pour les marges et une ténacité hors du commun. Violette Verdy qui préside le concours de Lausanne où il se présente en 1978, l’engage à l’Opéra de Paris pour la saison 1977-1978. Il y rencontre Jean Sarelli, alors « Le » maître de ballet, et le suit lorsque ce dernier prend la direction du Ballet du Rhin. Thierry Malandain reste à Mulhouse jusqu’en 1980, puis rejoint le Ballet Théâtre Français de Nancy que dirige Hélène Traïline et Jean-Albert Cartier. Cela jusqu’en 1986. C’est au cours de ces six années lorraines qu’il fait, avec succès, ses premières expériences de chorégraphe, où il prouva déjà le choix très exigeant de la musique et l’ambition de ses propositions. 

En 1986, Thierry Malandain fait un pari. Il quitte le  Ballet Théâtre Français de Nancy  avec huit danseurs et fonde la compagnie Temps Présent qui s’installe à Elancourt (78), en banlieue parisienne. Dès la saison suivante, il est lauréat de la Fondation de la Vocation, de la Fondation Oulmont et reçoit le 1er Prix du concours chorégraphique de La Baule, le 1er Prix du concours chorégraphique de Vaison-la-Romaine, et à Paris avec Angelin Preljocaj et Claude Brumachon, le Prix de la Nuit des Jeunes Créateurs. De nombreuses pièces contribuent à le faire reconnaître comme un jeune talent prometteur. 

En 1991, Thierry Malandain monte Pulcinella d’Igor Stravinski sur la scène de ce qui est encore la Maison de la Culture de Saint-Etienne. Le directeur, Jean-Louis Pichon est en train de guider l’institution vers son nouveau rôle d’Opéra-Théâtre (il deviendra L’Esplanade en 1994). Il sait qu’il a besoin d’un chorégraphe sensible à la musique et capable de proposer une activité forte sur le terrain. Il propose à la compagnie Temps Présent de l’accueillir en résidence à Saint-Etienne. C’est le début d’une aventure de six ans qui verra le chorégraphe créer plusieurs de ses ballets les plus repérés et engager une très originale démarche : recréer les ballets du compositeur stéphanois Jules Massenet.

C’est alors en 1997 que le chorégraphe reçoit une proposition : le Ministère de la Culture et de la Communication et la ville de Biarritz lui offrent de fonder dans la station balnéaire basque le premier Centre Chorégraphique Contemporain de style classique. L’affaire se déroule assez rapidement au point que dès septembre 1998, le Centre Chorégraphique National - Ballet Biarritz voit le jour et s’installe dans la Gare du Midi, vaste édifice déserté par les trains et qui domine de ses deux hautes tours carrées la douceur des jardins biarrots.

En 2003, avec Les Créatures, musique de Ludwig van Beethoven, Ballet Biarritz franchit une étape créative importante. La pièce, forte, graphique, ambitieuse, dégage un sentiment de maturité et d’aisance qui lui assure une reconnaissance importante. Pour la première fois, grâce à Dominique Hervieu et José Montalvo, la troupe se produit officiellement à Paris (Théâtre national de Chaillot), tandis qu’à Moscou, Les Créatures sont nominées aux Benois de la Danse et reçoivent à Cuba, le Prix de la Critique du XIXème festival International de Ballet de La Havane. En 2004, Le Sang des Etoiles conforte ce succès. C’est à partir de ce moment que le CCN devient l’un de ceux assurant le plus grand nombre de représentations annuelles accompagné d’une forte présence internationale. L’institution monte aussi en puissance. 

En août 2009, Thierry Malandain est élevé au grade d’officier des Arts et Lettres. C’est avec une nouvelle appellation « Malandain Ballet Biarritz » que débute pour le chorégraphe une nouvelle ère. 

En 2013, alors que le Malandain Ballet Biarritz dépasse désormais les cent représentations annuelles, à la demande de Laurent Brunner, directeur de l'Opéra royal de Versailles, le chorégraphe créé Cendrillon sur la partition de Serge Prokofiev. Outre le merveilleux écrin de l'Opéra royal du Château de Versailles, sous la direction de Josep Caballé-Domenech, les représentations bénéficieront du concours de l’Orquesta Sinfónica de Euskadi originaire de Donostia-San Sebastián. Triomphe d'humanité, Cendrillon fait l’unanimité de la presse et du public et en 2014, Thierry Malandain reçoit à Berlin le Prix du meilleur chorégraphe aux Taglioni European Ballet Awards décerné par la fondation Malakhov.


Source : Site du Malandain Ballet


En savoir plus : http://malandainballet.com/

Une Dernière chanson

Direction artistique / Conception : Thierry Malandain

Interprétation : Malandain Ballet Biarritz

Musique originale : chants traditionnels arrangés par Vincent Dumestre - Le Poème Harmonique Aux marches du Palais - Romances et complaintes de la France d'autrefois

Lumières : Jean-Claude Asquié

Costumes : Véronique Murat

Décors : Annie Onchalo et Nelly Geyrès

Production / Coproduction de l'œuvre chorégraphique : Opéra de Reims, Scène Nationale Bayonne Sud-Aquitain, Teatro Victoria Eugenia de San Sebastián - Ballet T, Malandain Ballet Biarritz

Durée : 30 minutes

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